Abstract de conférence | Volume 9 (ConfPro8) : Abstract 127 | Publié: 15 oct 2026
Yan Severin1,&, Bohoussou Keita1, Pierre Wilnique1, Issaka Tiembre1
1District Sanitaire de Danane, Tonkpi, Côte d’Ivoire
&Auteur correspondant: Yan Severin, District Sanitaire de Danane, Tonkpi, Côte d’Ivoire, Email: severinyan@gmail.com, severinyan@hotmail.com
Reçu : 11 mars 2026, Accepté : 30 août 2026, Publié : 15 oct 2026
Domain: Infectious Disease Epidemiology
Mots-clés: Rage humaine, One Health, zoonose, surveillance, Côte d’Ivoire
©Yan Severin et al. Journal of Interventional Epidemiology and Public Health (ISSN: 2664-2824). This is an Open Access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution International 4.0 License (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/), which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original work is properly cited.
Citez cet article: Yan Severin et al., Investigation d’un cas probable de rage humaine à Yanguileu, District Sanitaire de Danané, Côte d’Ivoire, 2025. Journal of Interventional Epidemiology and Public Health. 2026;9(ConfPro8):127. https://doi.org/10.37432/JIEPH-CONFPRO8-00127
La rage humaine demeure une zoonose presque toujours mortelle après l’apparition des signes cliniques, mais évitable par une prophylaxie post-exposition adéquate. Cette étude rapporte l’investigation d’un cas probable de rage humaine survenu dans une zone rurale frontalière du district sanitaire de Danané.
Une investigation descriptive a été conduite le 12 décembre 2025 à Yanguileu selon l’approche OMS/IDSR. Les données ont été recueillies à partir des dossiers cliniques, d’entretiens avec la famille, les soignants et les contacts communautaires, ainsi que par la recherche active des contacts. Les caractéristiques sociodémographiques, cliniques, temporelles et spatiales ont été analysées.
Le cas index était un garçon de 6 ans mordu le 7 novembre 2025 par un chien errant inconnu, sans prophylaxie post-exposition. Après une incubation d’environ un mois, il a présenté anxiété, hydrophobie, spasmes et paralysie flasque, puis est décédé le 11 décembre 2025. Trente cinq contacts ont été identifiés, dont 74,3 % avaient manipulé l’animal mort. Les enfants représentaient 62,8 % des contacts et les hommes 68,6 %. L’exposition était concentrée dans un habitat dense proche des zones forestières.
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